Première journée d'enduro... et essai de la G450X PDF Imprimer Email
Ecrit par Administrator   
dimanche, 21 décembre 2008 13:42

 

Faire sa trace sur les pistes d'Afrique, passer les gués glacés d'Islande, traverser les épaisses forêts des Carpates... autant de terrains aux techniques de pilotage inconnues du simple motard bitumeux que je suis. Troquer mon roadster pour un trail Gelände und Strasse, c'est un bon début, encore faudra-t-il tenir le guidon quand le goudron deviendra terre et cailloux.
Il y a quelques temps, je me suis ainsi mis en en quête d'une initiation à l'enduro. Après quelques recherches infructueuses, je fais part de nos projets à Christophe, patron de la concession BMW près de Lille. Lui même  enduriste depuis 20 ans, il m'explique que nos amis munichois tentent une percée sur le secteur de la moto verte avec leur tout dernier G450X Enduro. Il en profite pour proposer quelques balades à la journée ou à la demi-journée. C'est l'occasion de s'initier tout en essayant cette nouvelle BMW. Rendez vous est donc pris!
 

 

21 Décembre, 8h20, la concession est déserte.  Tout est silencieux, ca sent le plastique et le caoutchouc des machines neuves. En attendant les autres apprentis enduristes, je déballe mes affaires. Un ami m’a prêté un casque cross et les genouillères, on me fournit sur place le pare-pierre et le blouson. Pour les gants et les bottes, mon équipement de route fera l’affaire.

 

Eric & Eric, nos deux compagnons d’une matinée arrivent. Il est temps de passer à l’atelier et sortir les joujous.  Je récupère une belle G450X, 1400 km au compteur. Rien à voir avec la BM à papa. Sortie cette année, cette moto lance le groupe sur le secteur de la moto verte. Elle s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’image du constructeur allemand. 
Je pousse les 111kg jusqu’au parking, qu’est ce que c’est haut cet engin. Pas de clef de contact, une pression sur le démarreur et le monocylindre de 51cv s’ébroue. A la moindre rotation des gaz, le piston cogne sous la selle. Ca s’annonce bien! Eric prend la seconde 450X, Christophe et le second Eric seront sur des 250cc. Il fait doux et il n’a pas plu depuis quelques jours. Tout est réuni pour se payer 2h30 de sensations fortes.

 

Les premiers tours de roue se font avec prudence. Les crampons sont paraît il capricieux sur le bitume. 300 mètres et 2 bordures plus loin, nous voilà les deux pneus dans l’herbe. On se met dans la trace de Christophe.
On attaque les obstacles de manière graduelle. D’abord une petite bosse d’un mètre, un fossé, puis une grimpette de quelques mètres de haut… A chaque fois, Christophe nous dispense quelques conseils avisés avec démonstration à l’appui. Parfait ! D’autant que c’est l’occasion de souffler un peu. Ca tire fort dans les bras.

 

 

Motard depuis quelques années, on croit avoir une moto puissante, un 1200cc il n’y rien de mieux? Je n’en suis plus si sur. Les 50 cv et les pneus à tétines m’arrachent les bras. Les poignés sont rapidement douloureux. La moto vous propulse en haut des cotes et en redemande. Je n’ai jamais pu mettre poignée dans le coin, même si quelques pointes sur les chemins à tracteur m’auront permis de passer les 5 rapports.
Impossible de retracer l’itinéraire, mais je sais qu’on est passé par Lezennes, Sainghin, Gruson, Cysoing, Nomain… Toujours debout sur la moto, le nez au vent, c’est agréable de se balader au milieu des champs.

 

 

On croise quelques quads, quelques chasseurs et des cavaliers. Pour ces derniers, arrêt des moteurs obligatoire, avec un bonjour, c’est le minimum pour que chacun puisse profiter de son loisir.
Par endroit, les ornières se creusent et il faut lever les pieds bien hauts pour ne pas prendre trop d’eau dans les bottes. Le groupe commence à prendre de l’assurance, d’autant que les motos pardonnent énormément de choses. Les suspensions sont impressionnantes et le couple est toujours présent en cas de besoin. Un coup de frein arrière et la moto part gentiment en glisse, une remise des gaz, ca chasse un peu puis tout revient en ligne naturellement. On se régale. Les commandes de la moto, au début un peu délicates en position debout, se font oublier. Gros plaisir, le sourire se dessine sous le casque au fur et à mesure que les bras deviennent douloureux.

 

 

2 heures que nous roulons entre les betteraves et les pommes de terre. La fatigue commence à se faire sentir. On assiste aux premières chutes. Une butte mal négociée, un manque de gaz ou d’engagement, un dévers glissant et c’est la roue arrière qui passe devant. A l’approche de la concession, le terrain a récemment été retourné. La boue est très meuble et très grasse. Les motos s’alourdissent, je perds l’adhérence, pose un pied à terre qui aussitôt s’enfonce d’un bon 30cm dans le sol. La moto bascule et je me retrouve coincé dessous. J’aurais galéré un moment si on ne m’avait pas donné un coup de main. Essoufflé, je finis tranquillement les dernières centaines de metres qui nous séparent du garage.

 

 

 

Un verre à la main, c’est le moment du bilan. Ce fut une très bonne première expérience du tout-terrain, sur des machines au top, en petit groupe, avec pédagogie et avec une approche de la pratique que je partage. Je me suis fait plaisir à moto pendant une demi-journée sans me soucier des voitures aux clignotants malades ou des bandes blanches glissantes. Ca m’a également éclaircit les idées sur ce que je veux faire et sur ce qui sera faisable avec mon trail. Seul point noir, maintenant l’envie de remettre ca dès que possible s’est installée. Malgré les ampoules aux mains et les courbatures, la tentation est là... le seul moyen de s'en débarrasser serait'il d'y céder…

 

Merci à la concession Boxer Evasion pour la balade et à françois pour le casque est les genouillères.

 

 

 

 

 

 

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